2024
Chema n°17 : Sport et Judaïsme – JUILLET 2024 / SIVAN 5784
Chema n°17 : Sport et Judaïsme
Consacré au sport et judaïsme, le nouveau numéro de Chema, le trimestriel de JEM qui relaie en 70 pages les informations de notre communauté et analyse notre actualité, vient de sortir !
Que de paradoxes pour ce numéro d’été de Chema. Paradoxe du timing, tout d’abord : le sport, entre l’Euro et les JO, c’est tellement l’actualité. Sous le soleil de jours que nous voudrions meilleurs, c’est la juste saison pour se sculpter un esprit d’équipe parfait. Par ailleurs, après trois numéros très « graves »: « Guerre et paix » pour tichri dernier, « Israël 2048 » après le choc du 7 octobre pour Hanouca, et « Les juifs et l’Europe » avant les élections européennes, il était temps de choisir une thématique moins directement politique pour nous centrer sur un sujet qui crée du lien.
Mais le sport, juste après les législatives anticipées et les flambées effrayantes d’antisémitisme, n’est-ce pas un peu léger ? N’est-ce pas même une manière de faire l’autruche et de sous- entendre que les jeux effaceront les discordes pour permettre aux Français et aux nations réconciliées de soutenir des athlètes, parmi lesquels, égaux aux autres, les sportifs israéliens ? Enfin, il y a ce paradoxe au cœur du sujet : « Judaïsme et sport » car a priori la tradition est plus portée sur l’esprit de la loi que sur la performance du muscle. Mais en même temps, comme le remarque Sophie Bigot-Goldblum, « la Torah est un sport de combat ». En tournant les pages du saisissant roman graphique de Joann Sfar Nous vivrons, je découvre son émotion lorsqu’il assiste à un match de foot de jeunes de moins de 21 ans. Ils sont polonais et israéliens, cela a eu lieu le 17 novembre dernier. Et ils insistent, malgré le mot d’ordre de l’Union européenne des associations de football, pour maintenir une minute de silence pour les victimes du massacre du 7 octobre : alors je me dis qu’avec le sport nous sommes encore et toujours au centre de nos préoccupations de juifs, de citoyens et d’humains.
Il y a en effet la compétition et le couronnement des meilleurs, mais également un vrai souci de ne pas écraser la diversité, dans ces JO au rythme desquels nous allons très prochainement vivre. L’exposition de la Cité de l’Immigration présente au cœur de cette diversité toujours accrue la figure d’Alfred Nakache, le « nageur d’Auschwitz», champion de natation, qui a survécu aux camps de la mort, et a pu renager après. Sans oublier les JO de 1936 ou les assassinats des JO de Munich, il y a quelque chose dans l’olympisme qui permet d’entrer en compétition et donc de vivre ensemble. À écouter Pierre Fraidenreich, le délégué au sport du CRIF, on réalise que le « fair play » n’est pas un vain mot et que les fédérations des grandes disciplines sont très attentives à ne montrer aucune tolérance pour le racisme et l’antisémitisme. Tant et si bien que le comité des Jeux Olympiques n’a pas hésité à remercier l’ancienne membre de l’équipe de France féminine de basket, qui n’est plus ambassadrice des jeux depuis qu’elle a eu des posts plus que déplacés à la suite des massacres du 7 octobre. De même, alors que c’est un noble français qui a réactivé les JO à l’ère moderne, Pierre de Coubertin, des propos également inaudibles aujourd’hui sur les femmes, les peuples colonisés et les juifs, lui valent d’être écarté des festivités.
Nous avons pu interviewer son héritière, Diane de Navacelle de Coubertin, qui rend hommage à cet homme, sans nier ses propos, mais en les mettant en perspective dans le temps et dans l’ensemble de son œuvre, où elle trouve des ressources pour notre temps. Le droit à l’erreur, c’est aussi ce que prône notre éditorialiste Emmanuel Niddam pour Serge Klarsfeld. Encore que nous sachions désormais que certaines erreurs seront fatales pour nous, nos enfants et nos petits-enfants. Il ne reste plus qu’à nous préparer selon la formule que le Hazan Armand Benhamou nous donne pour avoir un souffle maximal et une santé de jeune homme à 83 ans: respecter son corps et l’entraîner. Oui, le judaïsme est un sport de combat et la forme olympique d’Albert Nakache l’a aidé à survivre. Nous voici prêts, corps et âmes bien entraînés à regarder l’ennemi en face, après ce petit détour musclé de l’été 2024.
Nous nous retrouverons à la rentrée pour des fêtes de tichri pleines de sens. Bel été et bons JO à toutes et tous.
Yaël Hirsch
Rédactrice en chef du magazine Chema
2024
Comment parler du terrorisme aux enfants ?
Comment parler du terrorisme aux enfants ?
Un article d’Emmanuel Calef, directeur pédagogique du Talmud Torah de JEM, consultable ici.
2023
Activités à venir – Save the date
En plus des offices de Chabbat hebdomadaire (vendredi 19h et samedi 10h), voici nos activités et offices :
vendredi & samedi 13 & 14 février 2026 – Offices de Chabbat mené par les fidèles de l’ULIF
lundi 2 mars Jeûne d’Esther – Office de Pourim à 19h
mardi 3 mars Office matin de Pourim à 10h
lundi 9 mars à 8h- Office Minian du lundi mené par Rabba Sophie – suivi d’un petit déjeuner participatif
prochains offices Minian du lundi à 8h : lundi 13 avril – lundi 18 mai – lundi 15 juin
save the date :
Assemblée Générale Ordinaire : mardi 17 mars à 18h30
Pessah office soir mercredi 1er avril à 19h30 suivi du 1er Sedder
Pessah office matin jeudi 2 avril à 10h
RENSEIGNEMENTS et RESERVATIONS : tel 07 67 05 87 66 / mail contact@ulifmarseille.org
2023
Soutien total à Ruth Elkrief
Goebbels : « Plus le mensonge est gros, mieux il passe ». La bête immonde est donc de retour. Elle porte dorénavant un nouveau nom: Mélenchon.
Mais c’est le même qui depuis toujours circule, depuis qu’il y a des dictateurs qui utilisent les mêmes ficelles. Soutien total à Ruth Elkrief porteuse d’universalisme. Soutien total à toutes les victimes d’antisémitisme et de racisme. Soutien total à tous les otages, à toutes les victimes des terroristes islamistes, qu’ils soient chrétiens, musulmans, juifs, athées…
Judaïsme En Mouvement dénoncera sans relâche tout homme ou femme politique français qui jettera en pâture à la meute antisémite le nom d’un journaliste que la République doit maintenant protéger du fait de ces mots abjects.
2023
Edito – Israël pleure
Chers Amis,
Israël pleure.
Israël vient de subir la pire attaque terroriste de son histoire, et le peuple juif en entier est horrifié comme la grande majorité de nos concitoyens et des habitants du monde occidental et civilisé.
A ce jour, nous déplorons la mort de près de 1200 israéliens, 2800 blessés et plus de 100 otages.
Les récits, les images démontrent la barbarie horrible qui a eu lieu ce samedi 7 et ce dimanche 8 octobre.
Des femmes violées puis exhibées comme des trophées, des vieilles dames enlevées, des enfants donnés comme des jouets à des petits gazaouis en leur disant qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient “du Juif”. Des villages et des kibboutzim attaqués, des familles massacrées, des nourrissons décapités par dizaines.
La communauté internationale soutient dans son ensemble Israël et condamne ces actes de barbarie.
En France également, mise à part les parties d’extrême-gauche, ce qui n’est pas étonnant compte tenu de leur idéologie anti sioniste qui masque à peine un antisémitisme bien présent depuis de nombreuses années.
Attendons nous à des heures sombres en France. Pour le moment les média compatissent mais dès que TSAHAL entrera dans Gaza avec ses tanks, Israël redeviendra l’agresseur.
Le discours des LFI ou autres NPA est déjà écrit et leur plan média déjà préparé avec tous les journaux, Libération, Le Monde, Médiapart et autres médias du service public.
Israël gagnera cette guerre, mais à quel prix ?
Le traumatisme de la guerre de Kippour avec ses 2600 soldats morts était réel en Israël.
Le traumatisme qu’apporte cette guerre d’aujourd’hui, qui n’a pas encore de nom, sera très certainement bien plus grand encore.
Les victimes, les otages, les actes de barbaries, les futurs morts des soldats et même les risques d’attentats en diaspora marqueront pour toujours l’histoire d’Israël.
Tout n’est pas noir :
Il nous reste notre « indicible espoir »
Il nous reste notre admiration devant le courage de nos sœurs et frères en Israël qui se battent et qui montrent une solidarité sans faille.
Il nous reste la conviction que nous sommes et resterons dans la justice et la recherche de la paix.
Am Israël Haï !
Laurent
2023
Sortie du CD “Une âme juive à Paris” du Rabbin Gabriel Farhi
En l’honneur de la sortie du CD “Une âme juive à Paris” le rabbin Gabriel Farhi était l’invité de Lise Gutmann à Radio J.
Le CD est disponible à l’ULIF Marseille : 
2023
Verdict du procès de l’attentat de la rue Copernic !

Tsedek Tsedek Tirdof, justice, justice, tu rechercheras, comme nous l’enjoint la Bible.
(Deutéronome 18:20)
Depuis des dizaines d’années, nous nous sommes battus sans relâche avec Maître Cahen aux côtés des familles des victimes et d’une fidèle de la synagogue pour que le coupable soit identifié et jugé. Notre conviction avait été faite depuis longtemps sur le rôle d’Hassan Diab. Il a fallu notre acharnement, celui des familles endeuillées, celui du ministère public, pour que celui-ci soit finalement renvoyé devant les assises, après avoir été relâché une première fois par la Justice.
Aujourd’hui, au terme de journées éprouvantes où de nombreuses autres parties civiles qui se trouvaient dans la synagogue le 3 octobre 1980 s’étaient également constituées pour dire l’horreur qu’elles avaient vécue et faire reconnaître le traumatisme qui est le leur, justice a été rendue. Hassan Diab a été condamné par la cour d’assises spéciale à la réclusion criminelle à perpétuité avec mandat d’arrêt, pour assassinats et appartenance à un groupe terroriste (le FPLP).
Nos pensées et notre affection vont aux victimes de cet odieux attentat et à leurs familles: Jean-Michel Barbé, Philippe Bouissou, Hilario Lopez Fernandez, Aliza Shagrir, à toutes les parties civiles présentes dans la synagogue ce soir-là et dont la plaie ne s’était jamais refermée, à tous ceux qui assistaient à l’office, à tous nos voisins et amis.
Que la mémoire des disparus soit bénie.
Jean-François Bensahel
Co-président de Judaïsme En Mouvement
Paris, le 21 avril 2023
2022
Elie Wiesel chante Ani Ma’amin
Lors de la très belle soirée en hommage à Elie Wiesel « Survivre et vivre » organisée le mardi 15 novembre dernier, par l’Association HAC- Cercle d’étude Elie Wiesel Marseille, le CRIF Marseille Provence et la Région Sud, à laquelle j’ai eu le privilège d’assister, une vidéo a été projetée.
On pouvait y voir et entendre Elie Wiesel chanter un chant en hébreu, avec conviction, provoquant une émotion bouleversante.
L’histoire de ce chant est autant dramatique qu’émouvante.
« Ani ma’amin » (Je crois…) est un chant basé sur les « Treize principes de la foi » de Moïse Maïmonide. La récitation de sa version poétique, Yigdal, se fait souvent à la fin des prières du matin ou le vendredi soir (à la page 45 de notre siddour de l’ULIF).
La version originale consiste en treize lignes commençant toutes par « Ani ma’amin be-emunah shelemah » (Je crois d’une foi parfaite). Les deux dernières lignes se réfèrent à la croyance dans la venue du messie et la résurrection des morts, et a inspiré de nombreux chants et mélodies.
Voici la traduction de ce chant Ani Ma’amin :
« Je crois
Je crois de toute ma foi.
A la venue du Messie, je crois, je crois, je crois, je crois.
Et bien qu’il tarde.
Cependant je l’attendrai.
Et bien qu’il tarde.
Cependant je l’attendrai.
Cependant, cependant, je l’attendrai.
J’attendrai chaque jour qu’il vienne.
Cependant, cependant, je l’attendrai.
J’attendrai chaque jour qu’il vienne.
Je crois ».
La version que chante Elie Wiesel dans cette vidéo, est celle composée par Azriel David Fastag, Rabbi hassidique de Pologne. Il l’avait composée en 1942 dans le train de la mort qui le déportait vers Treblinka. Un des homme présent dans le même wagon s’étant évadé a pu transmettre la mélodie. Plusieurs théories circulent sur cette transmission, on raconte qu’elle a été donnée au Rabbi Shaul Yedidya de Modzitz à New-York. Après l’avoir entendue chanter devant lui, le rabbi , dit : « Quand ils chantaient Ani Ma’amin dans le train de la mort, les fondations du monde tremblaient. Le Tout-Puissant a alors dit : “Chaque fois que les Juifs chanteront Ani Ma’amin, Je me rappellerai des six millions de victimes et J’aurai pitié du reste de Mon peuple.” ». Une autre version raconte que l’évadé a pu chanter la mélodie à Ben Zion Shenker après la guerre, qui l’a retranscrite et popularisée.
Cette version de Ani Ma’amin a été chantée dans les camps d’extermination, aux portes des chambres à gaz.
Laurent Hajdenberg – ULIF Marseille – novembre 2022
2022
Mais quelle est l’origine véritable du caducée?
Mais quelle est l’origine véritable du caducée?
par Caroline Elishéva REBOUH
Les véhicules des médecins sont ornés d’un autocollant sur lequel se trouve un caducée et, sur les devantures et enseignes de pharmacies est, également, exhibé un caducée. Quelle est la signification de cet emblème et quelle est son origine véritable ?
Le terme caducée vient du latin (caduceus) ayant emprunté et déformé le mot kerukelon signifiant bâton en grec ancien.
Ce symbole représente deux serpents entrelacés autour d’une tige/bâton. Au XIXème siècle, cet emblème fut attribué au dieu romain Mercure ou Hermès pour la mythologie grecque.
Quel lien peut-il y avoir entre le serpent et la guérison ? Pour le savoir, je vous invite à faire un saut dans la parashat Houkat (Nombres/Bamidbar chapitre XIX, 1 à chapitre XXII, 2).
Au chapitre XXI, du verset 6 au verset 9, le texte nous inculque qu’une fois de plus, le peuple maugréa et se rebella contre Moïse et contre l’Éternel. Des serpents brûlants surgirent, suscités par HaShem, pour mordre/piquer les pécheurs. HaShem indique à Moïse comment conjurer cette plaie : faire un serpent d’airain et le brandir sur une lance : toute personne regardant cette effigie est instantanément guérie !
C’est un grand bâton en bois que portait le prophète Moïse selon la Torah, et qui lui permit de réaliser de nombreux prodiges: il s’en servit pour ouvrir les flots, faire tomber la grêle, transformer l’eau du Nil en sang, transformer la poussière du sol en moustiques ou faire jaillir de l’eau du rocher d’Horeb, et le transforma en serpent puis le retransforma en bâton.
Le serpent, depuis la faute originelle, est le symbole de la médisance et du persiflage et de l’hérétisme. Dans cet extrait, le serpent apparaît à la fois comme plaie sous sa forme vivante et, en étant « stylisé » en airain, il devient remède : les Enfants d’Israël qui ont déjà été piqués ou mordus par les serpents n’ont qu’à élever leur regard vers le serpent d’airain pour être tout aussitôt guéris !…
De là à saisir le symbole du serpent sur son bâton comme symbole de guérison il n’y a qu’un pas..
Etudier la Bible/ la Torah semble « ringard » pour certains avides de laïcité et prêts à ignorer l’origine du monde et des civilisations.
